Les conseils

Passer un concours de la fonction publique signifie affronter de très difficiles épreuves…

Quelques conseils gratuits mais … en or

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 Réussir l’épreuve de note de synthèse

 Gagner une heure à l’épreuve de synthèse / rapport

 Réussir l’épreuve de note de synthèse avec proposition au concours d’inspecteur des finances publiques

 Réussir l’épreuve de culture générale

 Réussir l’épreuve de QCM

 Réussir l’épreuve de rapport

 Réussir l’épreuve de rapport au concours d’attaché territorial

 Réussir l’épreuve de l’oral

 Réussir son dossier de RAEP 

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 Comment choisir un organisme de préparation ?

Une dizaine d’organismes privés de niveau national proposent des préparations aux concours de la fonction publique. Comment décrypter les offres et choisir une préparation fiable ?

Critère n° 1: une préparation sérieuse comprend des cours & des entraînements

L’intérêt d’une préparation est de pouvoir être jaugé par des examinateurs / professeurs / membres de jury ou ex-membres de jury. Bref, l’intérêt même d’une préparation est de s’entraîner. D’autant que l’évolution des concours de la fonction publique est marquée par une professionnalisation: plus de savoir-faire que de savoir tout court.

C’est pourquoi les préparations ne contenant que des livres ou un nombre insuffisant d’entraînements dans les épreuves de méthode sont sûrement à éviter. Par exemple, il faut savoir que dans les Instituts d’étude judiciaire, (Nanterre, Paris I…) on propose pour les concours de l’école de la magistrature et l’examen du barreau, pas moins de six entraînements sur un an à la note de synthèse. Dans la pratique, de nombreux étudiants suivent en parallèle une préparation privée, ce qui fait monter leur nombre d’entraînements à près du double.

Dans le panel des préparations pour les concours de catégorie A (inspecteur, IRA, Greffier, Attaché) et même B (rédacteur), de ce point de vue se détache depuis plusieurs années la préparation SupConcours: pour tous les concours comprenant des notes de synthèse / administrative, cette préparation propose un nombre très élevé d’entraînements avec correction par un professeur + un corrigé-type intégral; à comparer avec les pratiques des organismes espace-concours ou même MB Prépa. On passera rapidement sur l’offre de Carrière publique.

Critère n° 2: une préparation sérieuse publie des ouvrages

Peut-on avoir confiance en des préparations dont les supports/savoir-faire ne sont pas du tout publics ? Naturellement, par le bouche à oreille. Néanmoins, c’est toujours agréable de pouvoir se rendre compte de visu de ce qu’un organisme propose.

Rien de mieux que les ouvrages publiés pour se faire une idée. Ainsi, on peut avoir une idée du contenu des cours proposés par IpeSup pour sa préparation au concours de l’école de la magistrature via la collection Major (PUF) dans laquelle de nombreux professeurs qui interviennent dans cet organisme ont publié des livres de référence.

De même, la préparation Lefèbvre proposait autrefois des formations à distance et l’on pouvait se rassurer sur la qualité éditoriale en raison de l’existence des éditions Lefèbvre, sur laquelle s’appuyait la préparation au concours. Hormis IpeSup, on trouve à nouveau la préparation SupConcours qui a publié de nombreux ouvrages consacrés à la préparation des concours.

Sur ce point, les éditions sont un indicateur non négligeable: une énième édition est signe d’un livre de qualité, régulièrement remis à jour. C’est le cas pour le livre de culture générale d’Eric Cobast (collection Major) mais aussi  la géographie économique aux concours (Hachette, collection objectif concours) ou la préparation du concours des IFSI.

Nous serions plus circonspects vis-à-vis de Carrières Publiques: les ouvrages proposés sur le site sont ou des ouvrages édités en partenariat avec une maison d’édition (Nathan), ou des ouvrages de la Documentation française ou des recueils d’annales « maison ». Autrement dit, Carrières Publiques ne semblerait pas proposer de véritables auteurs maison, mais ferait appel à des éditeurs déjà existants.

Bref, des ouvrages publiés signent la présence d’une qualité pédagogique reconnue par la communauté enseignante et garantissent souvent le sérieux de la préparation.

Critère n° 3: une préparation sérieuse est centrée sur un « cœur de métier »

Loin de nous l’idée de jeter le discrédit sur certaines offres !!! Néanmoins, lorsqu’un organisme propose des formations aussi diverses que fleuriste et contrôleur des finances publiques, lorsqu’un site soi-disant spécialisé vous propose encore des formations d’inspecteur des impôts alors que le terme a disparu depuis 2011, on peut s’interroger sur la capacité de cet organisme à conjuguer des qualités pédagogiques, des supports de cours actualisés dans des filières aussi étrangères l’une à l’autre.

La plupart des écoles de préparation aux concours de la fonction publique devraient certainement être choisies en fonction de leur cœur de métier: les concours de la fonction publique. Cela élimine peut-être quelques organismes, mais soyons honnêtes: l’ajout dans une offre pléthorique d’une préparation à tel ou tel concours paraît souvent du remplissage; c’est à dire que l’organisme rentabilise une formation plus ou moins parente pour y adjoindre une préparation à un concours de la fonction publique. De là à dire que c’est sérieux….à voir…!!!

Critère n° 4: une préparation sérieuse propose des références et la satisfaction des stagiaires

Un organisme peut se choisir en fonction de la satisfaction des stagiaires et de sa « renommée »: des organismes d’État qui ont fait appel à un organisme privé de formation lui confèrent une certaine garantie. Un organisme qui ne fonctionne qu’avec des particuliers possèdera toujours moins d’aura.

Ensuite, les témoignages des stagiaires…chacun appréciera. Pour certains types de concours, il est vrai, on peut faire l’économie de références, tant les résultats se passent de commentaires: l’Institut supérieur de préparation a un taux de réussite de plus de 50 % aux épreuves d’admissibilité au concours de l’ENM et au final de 16 à 30 % de réussite à l’admission. Ce qui peut clocher, c’est le prix: presque 3 000 euros…

À ce tarif là, cette préparation peut certes dire en toute honnêteté qu’elle ne pratique aucune sélection initiale: dans les faits, chacun peut penser que l’argent devient un facteur discriminant. Seuls les plus aisés, donc ceux qui ont déjà un « background » socio-culturel suffisant, peuvent se permettre une telle préparation (à notre connaissance, cet institut propose cependant un système de bourse).

Qui plus est, le nombre de stagiaires de cette préparation pour ce concours est de 2 à 5 fois le nombre de postes offerts au concours: conséquence, on peut penser qu’en interne, c’est déjà la concurrence ! De même IpeSup pour ce type de concours est assez bien classé. Notons que ces exemples de concours (ENM) ne concernent que la haute fonction publique: les prix ne sont pas forcément si démesurés par rapport aux perspectives de la carrière de haut fonctionnaire (en un mois, le coût de la préparation est remboursé).

Nous arrivons à la question du prix, et pour les concours de sélection moins drastique, il serait logique que les tarifs fussent un peu moins élevés.

Critère n° 5: le prix, les pratiques commerciales

Nous avons vu dans le paragraphe précédent que des concours très sélectifs avec de nombreuses matières pouvaient justifier un prix élevé. Est-ce le cas pour les préparations à des concours de catégorie C, B et A (hors haute fonction publique) ? A notre avis, non.

Il nous parait hors de propose de payer plus de 600 euros pour une préparation à distance à des concours, quels qu’ils soient. Il pourrait cependant arriver que vous soyez confronté à de tels prix. Alors pourquoi ? A cause des pratiques commerciales de certaines officines.

En effet, certains organismes que nous ne nommerons pas ont véritablement une approche purement commerciale de la préparation aux concours. D’abord, ils n’affichent pas leur prix sur leur site internet, vous êtes obligé de demander une brochure d’information ou d’appeler un numéro qui, dans le pire des cas, est surtaxé.

Une fois que vous êtes ferré, l’organisme dispose de votre adresse et de vos coordonnées pour vous faire des offres incohérentes, qui montrent bien leur approche commerciale de l’enseignement. Un de ces organismes, il y a quelque temps encore, vous proposait lors d’un premier envoi, un prix, qui, lors d’une relance, avait subi une réduction de 50 % ! Les soldes toute l’année en quelque sorte…

Ce n’est pas sérieux du tout !!! On l’a dit, une préparation, ce sont des supports de cours à réaliser, des professeurs à payer et parfois des salles à louer. Si on veut de la qualité, on ne peut pas faire du rabais. Ou si on fait un tel rabais, c’est que le prix de départ n’est pas sérieux, pas honnête…

Qui dit pratiques commerciales, dit aussi publicité. Pour savoir si un organisme n’attache pas plus d’importance à ses bénéfices qu’à votre préparation, regardez sa pratique commerciale:  s’il achète des espaces publicitaires géants (ce fut le cas d’un certain organisme public qui acheta l’an dernier encore des grands panneaux  dans le métro parisien…) ou s’il fait souvent de la publicité dans les journaux plus ou moins spécialisés, interrogez-vous: qui paye la publicité ?

C’est vous bien sûr !! L’organisme répercute sur vous ses coûts de publicité. Récemment un ancien lauréat d’un concours de catégorie C confiait qu’un organisme privé lui avait proposé une préparation pour son concours d’agent du MINEFI au prix de 1 200 euros. Pour ce niveau de concours, c’est largement, très largement excessif.

Inversement, nous l’avons dit, un organisme sérieux propose des cours et des entraînements. Nous le répétons, les cours papier, les corrections vraiment annotées imposent des coûts: ne rêvez pas d’une préparation complète à un concours avec des « pack » à 120 euros qui comprennent 5 devoirs corrigés. Si vous préparez un concours, il vaut mieux peut-être investir un peu plus  que faire une préparation au rabais. Et là, on peut dégager nombre d’organismes…

Bref, retenez, pour aller à l’essentiel et ne pas perdre de temps: fuyez les organismes qui n’affichent pas tout de suite leur prix. Évitez de payer la publicité dans le coût de votre préparation. Prenez quand même une préparation qui propose des cours et des entraînements pour un prix non bradé (une correction réelle de copie par un correcteur sérieux, membre ou non de jury, c’est entre 8 & 15 euros de l’heure).

Critère n° 6:  le rapport qualité / prix

Un peu différent du critère précédent, ce critère consiste à prendre en compte: ce dont vous avez besoin (des cours & des entraînements) et ce que vous propose l’organisme. Logiquement, la valeur ajoutée, maintenant, à l’heure d’internet et de la profusion d’informations, ce n’est plus tant l’amoncellement de connaissances que leur sélection par l’organisme de préparation et surtout le nombre élevé d’entraînements pour les épreuves de savoir-faire (résumé, dissertation, surtout note de synthèse / note administrative, lettre administrative, rapport). Le secret de la réussite aux concours n’est plus tant la connaissance pure (les tomes entiers d’économie ou de droit à assimiler) que l’application d’un savoir-faire (communication / expression): bref, une tête bien faite plutôt que bien pleine…

Comparez les épreuves avant et après 2008: la culture générale a quasiment disparu de la plupart des concours de catégorie A et B, et celle restante (concours externe attaché ou IRA) est recentrée sur la « culture administrative ». À la place, généralement, s’est imposée l’épreuve reine de savoir-faire, l’épreuve de synthèse / rapport / note administrative. Peu importe son nom, c’est avant tout un exercice de méthode et non de connaissances.

C’est bien pourquoi nous avons adapté nos préparations pour donner le plus de chances à nos stagiaires. Et ce qui fera la différence, c’est bien l’entraînement réel, un entraînement progressif et consistant.